L'influence publicitaire sur les adolescants

Souvent l'adolescent pense qu'il n'est pas manipulé, qu'il est libre de ses choix deconsommation par une nature instable. Or, cette tranche d'âge suscite depuis bien longtemps une attention particulière des professionnels qui le manipulent et tentent de le séduire pour le faire acheter. Sensible aux messages émotifs, l'adolescent impose les achats à sa famille très souvent en fonction de ce que pensent ses ami(e)s. En rencontrant de manière systématique les désirs exprimés par leurs enfants, certains parents peuvent cautionner des comportements qui conduisent à consommer des produits suremballés, à encourager des choix de consommation peu soucieux de l'éthique et du développement durable, ils sont des consommateurs passif. De leur côté, les entreprises ont recours à des techniques marketing imposant des produits que le jeune doit posséder sous peine d'exclusion du groupe social.

 

I-Comment les publicités nous attirent-elles ?

Le matraquage publicitaire s'en charge à longueur de journée : télévision, radio, presse, panneaux publicitaires, internet, sans oublier les vêtements des camarades de collège ou de lycée vu de loin par des logos de plus en plus gros (ex: De même, l'engouement des adolescents pour appartenir à un groupe est exploité au maximum. À cela se rajoute la présence d'acteurs de cinéma et de télévision, top modèles et autres "people" qui sert de modèles de consommation et dont le seul mérite est de savoir paraître le but est de ressembler le plus possible à ses références.

En jouant sur le sentiment d'appartenance à un groupe, sur la peur du ridicule et de la ringardise, la publicité à haute dose finit par instituer une véritable dictature des marques, des modes et des "cultes" fabriqués de toute pièce. Submergé par le flot incessant des messages et fascinés par les images et les paroles, rares sont ceux qui prennent conscience de l'état d'envoûtement, voir de manipulation, dans lequel ils se trouvent.



 

 

 

II-Les dégats de la publicité chez les jeunes

 

 

 

Il y a de plus en plus de publicités où on parle de l'aliment uniquement en termes de calories, de gras, de sucre, de vitamines ou d'éléments minéraux, comme les publicités de yahourt aux pré (ou pro) biotiques ou encore aux Oméga-3. On ne mange plus pour se nourrir, encore moins par plaisir, mais pour maigrir, devenir plus intelligent, mieux vivre ou améliorer sa régularité... On parle de l'aliment comme d'un médicament.

Voici l'exemple typique d'un mannequin en 2012, elle représente la perfection chez certaine adolescentes et ces dernières sont prêtes à tout pour lui ressembler au maximum, régime intensif, ne plus manger, à un point de mettre sa santé en jeu .

On constate une autre forme de trouble alimentaire, l'obésité.

En quelques années, l'obésité infantile est devenue un véritable problème de santé publique dans la plupart des pays industrialisés. L'obésité connaît en France une croissance extrêmement importante, ces dernières années, de 8 à 11 % chez les adultes et de 2 à 4 % chez les enfants. En France, près d'un enfant sur six est obèse aujourd'hui, soit trois à quatre fois plus que dans les années 70. Or, on sait que l'obésité persiste à l'âge adulte chez 80 % des enfants de plus de 10 ans atteints et qu'elle augmente, entre autres, le risque de maladies cardio-vasculaires. Face à cette situation préoccupante, les pouvoirs publics ont lancé dès 2001 le Programme National Nutrition Santé (PNNS) qui s'est fixé notamment pour objectif de diminuer de 20 % la prévalence du surpoids et de l'obésité chez les adultes et d'interrompre la croissance de la prévalence du surpoids et de l'obésité chez les enfants.


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